Creads : la plateforme française de publicité collaborative

creadsLors de la soutenance de mon mémoire de fin d’étude, qui s’est déroulée ce matin, j’ai pu présenter l’importance de la sociéte 2.0 grâce à un exemple de plateforme de publicité collaborative.

Pour cela, j’avais réalisé dernièrement, l’interview de Julien Mechin, créateur associé de Creads, la plateforme innovante de publicité 2.0 créée courant de l’année 2008.  La phrase a retenir :

“Ce n’est plus forcément à l’annonceur de choisir un visuel ou encore à l’agence.

Mais c’est plutôt au client directement d’adopter et de donner son avis sur la campagne qui a été créée [...]“.

TB : Quel est le concept novateur de Creads?

JM : Nous sommes partis de l’idée, qu’actuellement sur Youtube, ce sont plus de 100 000 vidéos qui sont postés chaque jour, et que celles qui fonctionnent le mieux sont des productions faites par des amateurs, des internautes lambdas. Aussi, avec le développement du web 2.0, des technologies, il y avait la possibilité de centraliser la créativité des internautes et de la mettre au service des entreprises.

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TB : Qui sont les internautes qui répondent à vos briefs ?

JM : Aujourd’hui, nous recensons 3 700 créatifs, free-lance, directeurs artistiques, et de créatifs en agence qui participent régulièrement à nos concours. Nous avons aussi éventuellement des passionnés, qui sont des amateurs mais ayant énormément de talent qui font ça pour le plaisir. Il y a aussi des étudiants qui sont à la recherche de références, de vrais briefs, et contrats pour mettre en exercice leur savoir-faire.

Nous avons aussi développé une partie sémantique où nous organisons des concours d’idées pour la création de noms, de slogans, d’idées créatives et originales. Aujourd’hui le web 2.0 a donné le pouvoir aux consommateurs, aux internautes, on parle même de marketing 2.0, de marketing participatif. Ce n’est plus forcément à l’annonceur de choisir un visuel ou encore à l’agence. Mais c’est plutôt au client directement d’adopter et de donner son  avis sur la campagne qui a été créée grâce au système de votes et de commentaires permettant de faire remonter les meilleures propositions.

TB : Qui sont les annonceurs qui déposent leur brief sur la plateforme ?

JM : Nous retrouvons les annonceurs du secteur de l’agroalimentaire, de l’hôtellerie, de la cosmétique, du web, de la mode… Ce sont plutôt les entreprises qui s’adressent au grand public en général.

TB : Ce concept ne met-il pas en danger, en concurrence, avec les agences de communication interactive et les professionnels de la communication ?

JM : Nous travaillons en partenariat avec ces agences. Elles sont aujourd’hui établies, et ont des portefeuilles client existants. Nous travaillons avec elles en tant que sous-traitant. Nous avons des milliers de créatifs et une technologie qui permet ensuite de déterminer les supports les plus efficaces auprès de la cible de l’annonceur.

TB : Comment voyez-vous l’avenir de Creads et du web 2.0 ?

JM : L’avenir de la plateforme va s’axer sur le développement de la communauté, avec de plus en plus de créatifs, de créativité, et de références de premier rang pour la création de nom, slogan et illustrations de grandes marques.

Pour le web 2.0, je crois que nous en sommes aux balbutiements, au début de la révolution. Il y a énormément de business modèle et de nouveaux concepts à inventer dans tous les secteurs. La vraie révolution aura lieu dans quelques mois / années : lorsque le grand public aura un téléphone portable connecté à Internet en permanence !

Interview de François Laurent : Marketing Is Dead

marketing-20Nous avons eu l’occasion avec mon binôme, Elodie de prendre contact avec François Laurent, auteur du blog Marketing Is Dead.  Son livre, le marketing 2.0 a été la base, pour la réalisation de notre mémoire, de nos réflexions  sur l’évolution du marketing d’aujourd’hui face à la déferlante des outils du web 2.0.

Voici donc l’interview qu’il a bien voulu nous accorder :

TB & EBC : Comment définiriez-vous le marketing 2.0 et le Web  2.0 ?

FL : Je dirai que le Web 2.0 donne la possibilité à n’importe qui de faire un blog. Aujourd’hui, les consommateurs peuvent devenir des acteurs et ont la possibilité de s’exprimer. Nous passons d’une communication verticale (où ce sont les journalistes qui créent de l’information) à une communication horizontale marquée par une société 2.0 : société où tout le monde est libre de dialoguer. Ainsi, le Marketing 2.0 qui doit en découler n’est pas un marketing de web mais le marketing d’une société où les pouvoirs sont rééquilibrés entre les producteurs et les consommateurs.

TB & EBC : Quelles sont les réels avantages pour les marques d’utiliser le web 2.0 dans leur campagne de communication ?

FL : Le web 2.0 permet de mieux se réinscrire dans la vie réelle en rétablissant un contact et une complicité avec ses consommateurs.  Le recours à un média comme la télévision crée une distance qui s’est creusée entre les marques et les consommateurs. Avec le Web 2.0, celle-ci est en train de se réduire car la marque est capable de rentrer en discussion avec des blogueurs, des consommateurs et de se mettre à leur niveau. Ceci est extrêmement compliqué car la communication ne s’établit pas de la même façon.

TB & EBC : Et en termes d’inconvénients ?

FL : Le problème avec le web 2.0, c’est que lorsque l’on n’est pas dans l’éthique de ce qu’attendent les gens « on s’en prend plein la figure ». Il faut être capable de suivre les choses précisément avec énormément de respect pour autrui et ne pas le faire à toute vitesse.

Il ne faut pas oublier non plus qu’un consommateur, s’il juge un produit médiocre, ne va pas forcément s’empêcher de le faire savoir. Le gros inconvénient vient  du contenu qui n’est pas maitrisable. Cela oblige d’être extrêmement « propre sur soi » pour éviter d’avoir de gros soucis.

TB & EBC : Le web 2.0 est devenu donc incontournable pour les annonceurs ?

FL : Incontournable, non. Il est encore possible de faire de la pub classique. Il ne faut pas oublier que 40% de la population n’a toujours pas accès à Internet et même ceux qui y ont accès ne vont pas systématiquement se balader sur les blogs etc… Ce n’est pas parce que les gens sont sensibles à de nouvelles choses que toute la société a changé à 100%. Le marketing traditionnel a encore sa place. Certaines marques ont tout intérêt à conserver un schéma classique. En revanche, les marques qui naissent aujourd’hui, on plus intérêt à aller sur le web qu’un autre système de plus en plus dépassé aujourd’hui. Les deux possibilités sont ouvertes.

TB & EBC : Dans votre livre Marketing 2.0 vous souligner que « les blogs… n’ont pas une réelle interactivité, de vrai dialogue …»… et « qu’il faut réinscrire l’homme au cœur de la problématique » est-ce que justement la communication événementielle qui privilégie le face à face, l’échange interpersonnel ne serait pas une solution au web 2.0 ?

FL : Ce sont deux choses à ne pas opposer car extrêmement complémentaires. Il faut éviter de se dire qu’il y a la vie dans la rue d’une part, et celle, d’autre part sur Internet. C’est exactement la même chose. Que le buzz commence sur Dailymotion ou dans la rue, la façon de le gérer reste la même.

TB & EBC : Alors l’impact reste le même selon vous ?

FL : L’impact peut être le même mais dépend de la cible que l’on veut toucher. Les personnes qui font du e-marketing ont tendance à oublier certaines règles de bases pensant que l’arrivée de ces « nouveaux outils » fait tout. Mais le principal est de connaître les objectifs que l’on recherche et de mettre les moyens nécessaires en œuvre.

TB & EBC : Votre phrase « Le marketing au singulier et avec une majuscule est mort et bien mort » qu’est ce que cela signifie et comment voyez-vous l’avenir du marketing ?

FL : Je pense que le marketing dit traditionnel (au singulier) est un marketing qui part de la marque. Certaines marques ont des moyens et le savoir pour aller ausculter le consommateur, détecter ses attentes, façonner des produits, les mettre en rayon et faire des campagnes de pub qui vont bien dans des médias à forte audience… Aujourd’hui, le marketing va dans tous les sens et il s’agit là de la résultante d’une communication entre producteurs et consommateurs. En effet, les initiatives peuvent venir de ces deux côtés d’où le fait qu’on ne puisse plus parler de marketing au singulier.

En ce qui concerne l’avenir, il est difficile de faire des prévisions. Nous ne pouvons pas savoir comment les choses vont évoluer. L’avenir du marketing est en perpétuelle réinvention. Il faut trouver de nouveaux schémas et de nouvelles façons de faire. Il y a plusieurs formes de marketing : collaboratif, de l’offre, de la demande, et tous fonctionnent. Ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que le consommateur a de plus en plus de possibilités de s’exprimer et ainsi, la dimension du marketing va devenir de plus en plus prégnante.

Pour voir les autres interviews réalisées, cliquez-ici

INTERVIEW de Nicolas Leclerc – L’industrie pharmaceutique, [...] est déjà un précurseur du marketing 2.0

atout21 - agence de communication santé nouveaux médiasToujours dans le cadre de mon mémoire, j’ai réalisé l’interview de Nicolas Leclerc, le directeur associé, d’Atout 21, agence de communication santé du 21ème siècle,  spécialisée dans les nouveaux médias. Il nous confie ainsi sa vision du web 2.0 et de son application dans le milieu de la santé, notamment au coeur des stratégies de communication des laboratoires pharmaceutiques.

TB & EBC : Face à la crise, comment se porte le secteur de la communication santé ?

N.L : Les agences qui n’ont pas su évoluer connaissent quelques difficultés. Les laboratoires pharmaceutiques cherchent à rationaliser leurs coûts dans la publicité et la communication. Notamment, en essayant d’optimiser au mieux leurs investissements grâce à des outils de quantification de l’impact des campagnes de publicité qu’ils mettent en place.

TB & EBC : Comment définirez-vous le web 2.0 ?

N.L : Pour moi, le web 2.0. est une évolution et non une révolution. Les réseaux sociaux et le web « collaboratif » existent depuis le début du web. La différence est qu’ils sont désormais accessibles plus facilement et à un plus grand nombre, et pas seulement à une communauté de geeks.

TB & EBC : L’utilisation du web 2.0 peut-il provoquer des réticences face aux contraintes des laboratoires pharmaceutiques ?

N.L : Oui, en France, la réglementation sur la publicité des médicaments permet difficilement d’utiliser le web 2.0 pour mettre à disposition en libre échange des informations sur les médicaments délivrés sur prescription. L’utilisation des outils du web 2.0 devra par conséquent être adaptée aux contraintes de ce secteur.

TB & EBC : Pouvez-vous être amené à créer une campagne publicitaire interactive dans le cadre d’un événement ? Si oui, quels outils mettez-vous en place ?

N.L : Nous mixons les outils de marketing interactifs dans le cadre d’un événement tels que des sites événementiels, de l’emailing, du buzz, des bannières de pub, etc. Récemment, nous avons même été amenés à utiliser des sites communautaires pour cibler des populations plus jeunes.

TB & EBC : Quel est l’intérêt pour l’industrie pharmaceutique d’orienter la communication vers le web 2.0 plutôt que l’événementiel ?

N.L : Le web 2.0 permet aux laboratoires de communiquer autrement. L’innovation est un facteur clé de succès que ce soit dans la recherche ou dans la communication. Ils ne peuvent donc pas faire l’impasse sur le Web 2.0.

De plus, contrairement à l’événementiel, le web 2.0 permet de faire participer, échanger, discuter les professionnels de santé sur des sujets scientifiques sans contrainte géographique ni de temps.

TB & EBC : Pensez-vous que des agences, telles que la vôtre, spécialisées dans la communication nouveaux médias, puissent amener les agences de publicité dites plus « classiques » à disparaître ?

N.L : Non, car les annonceurs n’auront pas systématiquement uniquement recours aux nouvelles technologies, tout dépendra de leurs objectifs, de leurs cibles et du type de message qu’ils souhaiteront délivrer. Néanmoins, les agences de publicité devront davantage collaborer avec des agences comme la nôtre dans leur réflexion stratégique et opérationnelle.

TB & EBC : Comment voyez-vous l’avenir du marketing 2.0 ?

N.L : Si le web 2.0 a déjà commencé à modifier nos modes de communication, de son côté le marketing 2.0 n’a pas encore su transformer l’essai. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais les annonceurs ont du mal à intégrer des logiques d’échange et de collaboration avec les consommateurs devenus acteurs. L’industrie pharmaceutique, de part son secteur d’activité et l’importance des échanges qu’elle doit avoir avec tous les professionnels de santé et les patients, est déjà un précurseur du marketing 2.0. Il ne lui reste plus qu’à mettre en place des outils du web 2.0  et nous sommes là pour l’accompagner.

L’histoire du Marketing

Pour les confirmés du marketing ou pas, voici une petite vidéo qui retrace l’évolution du marketing.

Chose essentielle à retenir : aujourd’hui une marque doit faire preuve d’originalité pour se différencier de la concurrence, et faire émerger son message.

Moi, je dis MARKETING 2.0 !

Pour en savoir + sur le marketing 2.0 c’est par ici :

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