Nature Capitale, le pari réussi !

Dimanche dernier je faisais partie des 1 900 visiteurs qui ont arpenté les parcelles de verdure installées sur les Champs Elysées.

Opération ensoleillée très réussie !

Seul bémol à noter, victime de son succès, cette opération a amené un peu trop de monde à mon goût et ne permettait pas d’apprécier pleinement les différentes animations…

La circulation automobile a donc été fermée pendant 2 jours sur la plus connue des avenues de Paris, pour laisser place aux plantes,  fruits et légumes communs, exotiques, animaux de ferme, mais aussi aux agriculteurs et musiciens locaux …

Voici un petit résumé en image, de ce que l’on pouvait y apercevoir :

Pari réussi !

INTERVIEW Alain Masson : « C’est complexe de pouvoir mesurer l’intérêt du contact humain. »

sodexo-logoLa semaine dernière,  j’ai eu le plaisir de rencontrer Alain Masson, Responsable des Relations Publiques de Sodexo. Celui-ci m’a confié la vision et l’importance qu’accordait le 1er groupe de France de Restauration  aux relations humaines même si en termes de retour sur investissement leurs bénéfices étaient difficilement mesurables.

TB : Quels types d’événements mettez-vous en place ?

AM : Nous mettons en place divers événements allant de l’organisation de soirées théâtre, aux cours de cuisine pour l’interne, et des partenariats sportifs notamment le rugby. Ainsi nous présentons notre savoir-faire en restauration et mettons aussi en valeur notre capacité de gestion d’hôtels et notre service de maintenance comme dans le cas du Puy du Fou. Ce sont les Exclusives Sodexo.

Nous participons à d’autres événements pour nos clients sans présence forte de la  marque, en faisant appel à des agences spécialisées, où Sodexo n’est pas forcément présent en termes de restauration à un événement.

TB : Quel est l’intérêt de mettre en place une campagne de communication événementielle par rapport aux autres moyens de communication ?

AM : Une campagne de communication événementielle permet de créer des moments de convivialité et de proximité avec nos clients. Cela renforce le relationnel client (nous sommes dans un autre contexte que business), donc nous créons d’autres liens.

Organiser un événement où les clients sont mixés aux prospects permet d’établir un certain échange autour d’une coupe de champagne. Ainsi, il se créé une certaine confiance, et un échange de bouche à oreille sur leurs  expérience que nos clients ont eu avec Sodexo. Les prospects n’auraient pas eu ces informations sans les RP. Cela permet aussi de mieux fidéliser les clients.

Par contre pour mesurer le ROI, c’est plus compliqué, le retour d’un événement est difficilement quantifiable. Il ne suffit pas de mesurer x dépensé pour x fidélisé. C’est très complexe de pouvoir mesurer l’intérêt du contact humain.

Quand le client vient à un événement, c’est déjà un premier signe, mais est-ce que cela va basculer l’appel d’offre en notre faveur ? Nous ne pouvons pas le savoir… nous ne pouvons pas non plus savoir si c’est l’événement qui est à l’origine d’un accord avec notre client.  Mais, l’événement a un réel impact en termes d’image.

Nous ne pouvons pas nous passer des RP, c’est un moment d’échange privilégié, un lien que nous tissons d’entreprise à entreprise. Cela permet d’humaniser et de jouer sur l’affectif et le convivial. En effet, pour qu’une entreprise existe il faut qu’elle communique sur autre chose que sur l’institutionnel.

TB : Vous avez recours aux séminaires… en quoi consistent-ils ?

AM : Un séminaire, pour Sodexo doit forcément être en interne. Il y a une notion d’incentive, dans le but de renforcer l’esprit d’équipe. Bien sur le séminaire donne un apport d’informations mais avec un ou plusieurs de temps de « respiration ludique » et de team building. Cela, permet de découvrir les personnes avec lesquelles nous travaillons sous différents angles.

TB : Organisez-vous aussi des séminaires en ligne ?

AM : Nous allons organiser probablement un conseil opérationnel en ligne deux fois par an qui se veut plus institutionnel. La logique est avant tout bien sur économique, mais aussi sur la rapidité des messages à transférer car avec les séminaires en ligne, il n’y a pas de besoin en mobilisation, cela nécessite moins de temps. Cela est donc plus pratique surtout pour l’international.

Mais, avec les séminaires en ligne il est important de noter qu’il y a une perte des moments d’échanges conviviaux. Nous ne pouvons pas faire que l’un ou que l’autre, nous ne pourrons pas nous passer d’établir des contacts, des échanges.

Mais je pense, que les entreprises vont être de plus en plus amenées à utiliser les séminaires virtuels pour une question de coût.

TB : Au vu de la crise, comment voyez vous l’avenir de l’événementiel ?

AM : Nous croisons les doigts, la crise économique n’a pas trop influencé pour l’instant sur notre activité. Certes, l’utilisation des Relations Publiques a été réduite dont l’impact sur le nombre de réunion, sur les déplacements… Mais les budgets sont en train de se resserrer partout.

En période de crise, les RP sont importantes, nous ne pouvons pas nous passer de communication interne. Nous devons garder le niveau d’engagement des collaborateurs à travers les séminaires et les conventions. Le niveau d’engagement est important car il montre la motivation… et ce au delà de la fonction de nos collaborateurs…

Les agences de communication événementielle qui vont inventer de nouvelles solutions vont réussir à mieux sortir de la crise…

TB : En quoi consiste le côté humain dans l’événementiel en comparaison aux réseaux sociaux sur Internet ?

AM : L’événement « c’est le live », de l’improvisation, du témoignage à un moment T. Donc le côté humain est d’autant plus crédible alors que les réseaux sociaux sur Internet créés un contact virtuel. Ces derniers sont une autre forme de communication et de mise en valeur intéressante. Les personnes croient moins aux médias classiques et se tournent donc sur les médias alternatifs. Mais il faut garder en tête que le taux d’équipement d’internet n’a pas gagné toute la population.

Je ne suis pas sûr, même avec le choix des médias qui s’est diversifié que l’un va dominer sur l’autre.

Interview d’Audrey Ringeard : « Le côté humain est primordial dans l’événementiel comme dans tout métier de service »

Audrey Ringeard, chef de projet événementiel

Audrey Ringeard, chef de projet événementiel

A l’heure où les agences événementielles sont plutôt pessimistes pour l’année 2009 du fait des annulations des événements, des licenciements, des réductions budgétaires car les entreprises consacrent moins d’argent à leur image mais davantage à leur rendement… et où à première vue les budgets de communication s’orientent sur le web marketing (voir billet Internet 3ème média.…), Audrey Ringeard, chef de projets événementiel chez EGC & ASSOCIES, a  bien voulu répondre à nos questions.

TB & EBC : Comment définirez-vous la communication événementielle ?

AR : Elle est vraiment diverse. J’ai travaillé chez l’annonceur où je m’occupais de l’acquisition de nouveaux clients en gérant le marketing direct et les supports papier et également la fidélisation d’un portefeuille clients en leur proposant des avantages et des promotions propres. C’était à la fois du marketing et de la communication.

Aujourd’hui je travaille en agence donc je réponds à des appels d’offre, il s’agit de communication conseil et également de diplomatie publique en créant des événements d’intérêt général que nous mettons en œuvre nous-mêmes à l’agence, projets soutenus par les pouvoirs publics (ministère, gendarmerie, collectivités…) et financés par de grandes entreprises privées. Ex : www.permispieton.com

TB & EBC : Quels sont les outils internet que vous êtes amené à utiliser ?

AR : Notamment, la création de sites Internet destinés aux familles  mais aussi la refonte de sites internet, création de blogs, et également un travail sur les sites communautaires tels que facebook pour créer du buzz.

TB & EBC : Au vue des nouvelles technologies, pensez vous que l’événementiel sera obligé de muter son activité ?

AR : Non car nous aurons toujours besoin d’un contact physique. Les nouvelles technologies apportent un élan phénoménal à notre société en règle générale mais ne pourront jamais remplacer le contact humain.

J’ai également travaillé dans l’organisation de salon. Il existe déjà des salons virtuels mais la rencontre physique entre un prestataire et son client est unique. Évidemment, pour des questions de coût, il est plus intéressant de se tourner vers les nouvelles technologies mais elles ont leur limites et également pour aller à la rencontre de nouveaux clients.

Mais, lorsque vous participez à un événement quand vous êtes client, tous vos sens sont en éveil, l’ouïe, la vue, le toucher, pourquoi pas l’odorat et le goût si vous participez à un cocktail. Placez-vous devant votre ordinateur et notez les sens que vous développez…

Le côté humain est primordial dans l’événementiel comme dans tout métier de service. Je compare souvent cela à un danseur. Quand vous voyiez un danseur danser sur une scène, tout à l’air si simple et si facile, si parfait. S’il fait un faux pas c’est là où la magie tombe et vous ne vous rappellerez que de ça. Un événement c’est pareil, pour qu’il soit réussi, tout doit couler de source. Il faut aussi savoir fidéliser ses clients. Si tout s’est bien passé la 1ère fois et que vous avez su répondre aux objectifs et besoin du client, il fera à nouveau appel à vos services lorsqu’il en aura besoin. C’est toute la satisfaction que l’on trouve dans ce métier qui est à la fois créatif et très opérationnel

TB & EBC : Comment voyez vous l’avenir de l’événementiel ?

AR : Je pense tout d’abord qu’il va falloir laisser passer 2009… Il faut aussi savoir se diversifier. L’agence dans laquelle je travaille est la seule en France à faire de la diplomatie publique.  C’est-à-dire qu’elle met en œuvre des projets d’action concrète, tangible, massive et d’intérêt général, déployé par le secteur public (collectivités, gendarmerie, police nationale…) et financé par une ou plusieurs grandes entreprises privées. Il y a beaucoup d’agences et beaucoup de gens également qui veulent travailler dans ce secteur car il attire par son côté « fun ». Le secteur est bouché et peine à trouver un nouvel essor.

TB & EBC : Au vu de cette crise qui touche votre secteur, est-ce que pour vous l’internet ne pourra-t-il pas être une valeur refuge ?

AR : Pour travailler dans l’internet au sein d’une web agency je pense qu’il faut avoir des compétences techniques qui demandent une formation, ce qui n’est pas mon cas. Je peux refondre un site dans son arborescence, son graphisme, avoir une activité de conseil, créer un blog mais je n’ai pas de notions techniques. Je ne suis pas non plus webmaster donc l’événementiel au sein des activités Internet pour un chef de projet a ses limites.


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