La réalité augmentée, simple tendance ou véritable outil de marketing ?

Les marques intègrent de plus en plus la réalité augmentée dans leurs supports multimédias (jeux vidéos, site internet, applications mobiles…) dans le but de faire vivre de nouvelles expériences aux utilisateurs.

Mais, tout d’abord, commençons par une rapide explication de ce qu’est la réalité augmentée : c’est un système qui permet de superposer une image virtuelle 2D ou 3D à une image réelle.

Aujourd’hui, grâce à cette technologie, les marques permettent d’améliorer les services qu’elles proposent dans le but d’inciter et de conforter dans son achat les consommateurs en leur donnant, par exemple, des informations sur les éléments qui nous entourent (bons plans, présentation de produits…), en permettant de tester des produits dans des contextes particuliers (essayer des vêtements, des meubles)…

Voici 3 exemples d’applications utilisant la réalité augmentée :

Chocapics 

Chocapics a transformé son paquet de céréales en jeu vidéo 3D grâce à une interface interactive avec la webcam de son ordinateur.

RATP 

La RATP propose un « nouveau œil » aux parisiens avec son application iPhone et iTouch pour localiser les stations et les points d’intérêts autour de nous.

Ford

Pour présenter son nouveau modèle, Ford a aussi utilisé la réalité augmenté en mettant la Ford C-max dans la paume de notre main !



“La réalité augmentée : gadget visuel ou procédé porteur ?”

Enfin, pour aller plus loin, je vous propose de découvrir une vidéo diffusée sur TECHTOC.TV . Elle présente cette technologie à travers des exemples et propose à ses intervenants de débattre autour de la question : La réalité augmentée : gadget visuel ou procédé porteur ?

Et pour vous, la réalité augmentée est-ce un simple gadget ou un véritable outil marketing ?

Quelles sont les applications qui ont retenues votre attention ?

Pourquoi les marques devraient-elles inclure l’iPad dans leur stratégie de communication ?

Apple nous a présenté cette semaine le nouvel iPad. Même si les usages de la v1 ne sont pas clairement définis, l’iPad représente un nouveau marché…

En effet, l’année dernière, 400 000 personnes en France (JDN) ont acheté cette « ardoise » multimédia…

Néanmoins, nous sommes forcés de constater que les marques sont encore frileuses pour inclure l’iPad dans leur stratégie. Peu d’entres-elles nous présentent des applications réellement adaptées. Quel est l’intérêt pour elles de présenter une version iPad sur l’Apple Store ? Pourquoi les marques devraient-elles conquérir ce nouveau marché ?

Voici quelques éléments de réponses…

 

1– Se démarquer de ses concurrents

Aujourd’hui, malheureusement pour les utilisateurs, et heureusement pour les futures marques qui veulent communiquer sur ce support, peu d’applications sont adaptées à l’Ipad. La majorité des applications disponibles sur l’iPad ont été développées et donc pensées pour l’iPhone et l’iPod. Ainsi, le rendu graphique et l’ergonomie sont souvent peu optimums car elles ont été optimisées pour une résolution petit écran.

Ainsi, l’intérêt pour une marque est de se démarquer face à ses concurrents en respectant quelques basiques de l’ergonomie de l’iPad (sens de lecture, menu « pop over »…), tout en conquérant un nouveau territoire. En effet, il n’y a pas grand intérêt de créer une application iPad présentant son offre comme sur son site internet (qui est déjà consultable dans le navigateur de l’Ipad).

Le succès d’une application doit être pensé en contenus et fonctionnalités iPad pour ainsi apporter aux utilisateurs un réel service.

 

2- Toucher de nouvelles cibles plus novices

A l’inverse d’un téléphone ou même d’un ordinateur, l’iPad est un outil à usage collectif qui se passe de mains en mains. Il appartient à un groupe.

Son usage collectif et simplifié, à l’intérêt de toucher une plus grande cible, notamment les seniors et les enfants qui se laissent séduire pour accéder au web plus rapidement et profiter des jeux.

 

3- Un outil qui privilégie l’interactivité et permet de garder le dialogue avec les consommateurs

L’iPad offre une palette de nouveaux usages multimédias. En effet, le contenu n’est plus figé, les applications permettent une réelle interactivité… Connu comme idéal pour lire la presse ou encore écouter la radio en streaming, cette tablette multimédia se présente comme un outil plus pratique que l’ordinateur pour répondre à ses mails, pour garder contact entre son lieu de travail et son chez soi…

Aussi pour un modèle B2B2C, la marque peut toucher les consommateurs au-delà du point de vente à travers son application. L’iPad permet de casser certaines barrières notamment entre la force de vente et les consommateurs.

Cette « ardoise » ouvre de nouvelles perspectives de dialogue entre les consommateurs et les marques. Les marques pourront construire, créer, mettre à jour le contenu et les fonctionnalités selon les feed-back des ses consommateurs.

De plus, elles pourront être encore plus proches d’eux en leur offrant des alertes push non intrusives, des contenus ciblés selon leur demande, en leur proposant des fonctionnalités basées sur la réalité augmentée… et tout cela avec un rendu confortable.

 

4 – Une source de visibilité et d’image

L’iPad bénéficie déjà d’une belle image d’outil polyvalent, universel, esthétique… que du plus pour une marque qui voudra marquer sa présence sur ce support ! Ainsi, la marque effectue sa propre publicité en jouant la carte innovatrice.

L’application est aussi source de trafic. En effet, le site d’une marque ou encore ses produits et services peuvent être découvert grâce à l’application.

Il est important de ne pas négliger sa publicité (optimiser ses mots-clés, sa description… qui ressortira dans une 1er temps dans la catégorie nouveauté de l’Apple Store, être relayé par les bloggeurs influents…).

 

Pour conclure, le marché de l’iPad n’est pas à négliger. Néanmoins, les marques qui proposeront les meilleures applications seront celles qui feront vivre à ses utilisateurs une expérience unique.

 

Cette liste n’est pas exhaustive n’hésitez pas à la compléter…

Quelques règles d’or pour optimiser l’ergonomie de ses applications mobiles

L’usage des téléphones mobiles est encore récent. Les repères et la navigation diffèrent d’un site web classique.

La taille de ces terminaux est bien souvent une contrainte et un casse tête pour les acteurs qui travaillent sur ces nouveaux terminaux.

Selon une étude de Localytics : la première impression que se fait l’utilisateur d’une application est souvent définitive. 26 % des applications mobiles téléchargées en 2010 n’ont été utilisées qu’une seule fois.

C’est pourquoi il est important de ne pas négliger quelques basiques pour avoir une application réussie :

 

1- Tu privilégieras la lisibilité et la visibilité des informations

L’espace d’informations sur un mobile est restreint. Ainsi, il est important de supprimer toutes informations et images non indispensables pour ne pas charger les pages.

La syntaxe est à travailler pour qu’elle soit la plus claire possible. Les mots pourront être remplacés par des pictogrammes.

La taille des éléments cliquables ne doit surtout pas être trop petite (et oui, l’utilisateur doit pouvoir cliquer facilement … ) et les éléments être bien visibles ! Les utilisateurs, surtout ceux utilisant des écrans tactiles, apprécieront d’avoir des éléments bien espacés.

Pour la créa, quelques basiques sont à respecter pour que les informations soient bien lisibles et adaptées à la lecture sur écran mobile :

  • Choisir une police sans empattement
  • Ne pas utiliser plus de 5 couleurs
  • Privilégier une page avec un fond clair avec une typo foncée pour un contraste optimal
  • Utiliser un arrière plan uni

Petite astuce, vérifier sur un SMARTPHONE, la créa d’une application mobile pour être sûr qu’elle soit bien adaptée. On a souvent bien des surprises.

 

2- Tu créeras une application simple et utilisable

Cela peut paraître logique et pourtant… il est important de ne pas oublier qu’une application doit être fonctionnelle, accessible, intuitive pour TOUS les utilisateurs (du débutant au confirmé ;-) ).

L’interface doit être agréable et intuitive. Les informations et les fonctionnalités les plus importantes devront être accessibles dès le 1er et 2nd écrans.

Pour les applications Iphone, il est important de respecter les règles d’ergonomie d’Apple (utiliser les interfaces fournies par Apple).

Aussi,  dans l’application devra apparaître que les éléments qui s’adressent aux mobinautes.

Le but : simplifier le parcours des utilisateurs et faciliter la prise en main de l’application !

 

3- Tu choieras  la navigation pour ne pas égarer l’utilisateur

Comme sur le web, il est important d’aider l’internaute dans sa navigation à travers des repères : menu, fil d’ariane…

Néanmoins, cela est plus difficile à représenter sur les appli.  Les boutons de navigation comme « précédent » et « suivant » pourront être intégrés.

Le positionnement de ces boutons est très important. Dans la logique, et oui ;-), le bouton « précédent » se positionnera à « gauche », et le bouton « suivant » à droite.

Pour ne pas égarer les mobinautes, l’application ne devra pas proposer plus de 3 directions de navigations différentes sur une même page.

Une application doit être logique pour l’utilisateur. Ce dernier, ne doit pas chercher à ce rappeler quel chemin il a fait pour avoir telle information.

Les onglets permanents commencent à se standardiser. Pour ne pas gâcher la visibilité, en utiliser que 4/5 maximums.

La navigation doit être naturelle pour l’utilisateur !

 

4- Tu concevras une application que l’utilisateur pourra s’approprier

Le mobile est un outil personnel.

Ainsi, une application pourra utiliser des accélérateurs d’interaction tels que garder l’historique des interactions, proposer des éléments favoris, ou des services d’auto-complétion (suggestions de texte)… Le but étant de faire gagner du temps à l’utilisateur.

L’application doit ressembler à son utilisateur, et l’utilisateur doit pouvoir s’approprier une application.

 

5- Tu intégreras les services du mobile

Le mobile est un outil multitâche social !

Ainsi, une application doit être à cette image. Elle doit pouvoir donner la possibilité d’interagir et d’utiliser les fonctions de base de son SMARTPHONE.

Par exemples : proposition d’un service de géolocalisation grâce au GPS intégré dans le terminal, mettre des liens « Click-To-Call » sur les numéros qui permettront aux mobinautes d’appeler directement en cliquant dessus…

 

6- Tu anticiperas le parcours des utilisateurs

Avant de commencer la phase de développement, il est important de créer en amont des scénarios de navigations qui auront le plus de probabilité d’être utilisés par les mobinautes. Il faut anticiper les usages de l’application et les différentes erreurs possibles que les mobinautes pourront rencontrer.

Chaque écran et chaque information vus par les mobinautes seront représentés et détaillés par un zoning.

 

7- Tu mettras à jour régulièrement les contenus

La qualité première d’une application est les visites régulières et répétées des mobinautes de manière quasi compulsive.

« En moyenne, un mois après l’achat seulement 15% des utilisateurs continuent à utiliser l’application. Tandis que 6 mois après, ce taux descend à 5% seulement » (Présentation : Bonnes pratiques de conception d’application pour Iphone)

Ainsi, il faut les inciter à revenir régulièrement sur son application à travers des contenus régulièrement mis à jour, non statiques.

Le mobile est un média instantané, propice à la récolte de nouvelles « fraiches ».

 

8- Tu penseras «  light »

En effet, même si les accès Wifi et les forfaits haut débit se développent, leur couverture n’est pas encore totale.

Il est important donc de penser à optimiser certains points pour que les applications soient plus rapides, tels que :

  • Le poids des images
  • L’utilisation des frameworks Javascript qui sont à bannir
  • Le chargement du contenu qui doit se faire petit à petit

9- Tu accompagneras l’utilisateur

Il n’est pas rare que l’utilisateur clique à un endroit dont il ne voulait pas… Ainsi, celui-ci doit pouvoir revenir simplement en arrière.

Il est important que l’application informe de la conséquence de chacune de ses actions.

Le mobinaute n’a pas rempli un champ obligatoire d’un formulaire, une pop-up doit l’avertir de cet oubli. Ou encore une page se charge, un écran de chargement doit être visible pour indiquer au mobinaute que l’application effectue une requête pour lui. A contrario, le mobinaute ne comprendra pas ce qui se passe, ou croira que l’application est buggée.

Il est important de prendre conscience qu’aujourd’hui le public est encore peu averti : informez-le, accompagnez-le, fidélisez-le…

 

Bien sur cette liste n’est pas exhaustive, alors n’hésitez pas à la compléter !

 

Pour en savoir plus, je vous conseille de consulter aussi les recommandations du W3C

La géolocalisation : Big Brother dans ma poche… ou outil indispensable du quotidien de demain ?

Apparu grâce à l’explosion du marché des smartphones, la géolocalisation ou encore appelée géoréférencement, permet de positionner une personne, un objet, une info sur une carte et de publier ses coordonnées géographiques en temps réel sur internet.

Ce service représente un nouvel eldorado pour les publicitaires en pouvant désormais toucher un nombre d’annonceurs plus importants grâce aux services de proximité proposés.

Néanmoins, certains utilisateurs ne le voient pas du même œil : qu’en est-il de la sécurité des informations, et de leur vie privée ?

Participez au débat sur Com’on en nous faisant partager votre point de vue :

La géolocalisation va-t-elle devenir le nouvel outil indispensable de demain permettant de connaître le parking le plus proche, de se laisser guider de promo en promo ou encore de trouver son âme sœur…

ou est-elle une porte ouverte à l’encontre des libertés et de la vie privée des utilisateurs ?


Nouvelle année, nouveau look

Pour débuter cette nouvelle année, Com’on s’habille d’un nouveau design… plus en couleurs…

Venez vous installer sur son nouveau canapé pour échanger… des idées, des astuces, des actus… toujours autour des thématiques liés aux nouveaux médias, du web 2.0, du mobile

Promis de nouveaux billets vont bientôt arriver… ;-)

A tous, je vous souhaite une très belle année 2011 !

Big Phone, la Web serie d’Orange

Toujours sur le thème des téléphones portables, Orange Business Services a lancé depuis début juin une web série humoristique.

Son but : montrer l’utilité des smartphones Blackberry pour les professionnels.

Découvrez dès maintenant les 3 premiers vidéos de Monsieur Durant et de son Big Phone :

Pour voir le site, c’est par ici !

Introduction : Les téléphones mobiles un véritable outil marketing

79 % de la population française serait équipée d’un téléphone portable en 2009 (source : la Tribune).

L’usage du téléphone a évolué… il ne sert plus simplement qu’à téléphoner !

Malgré la réticence encore de certaines personnes face à ce terminal, aujourd’hui les consommateurs cherchent à utiliser le leur pour envoyer des textos, écouter de la musique, prendre des photos ou encore aller sur internet….

Il est devenu un véritable outil du quotidien et un véritable outil marketing prisé par les marques.

Ainsi, ce nouvel outil de communication mérite bien une petite intro avant la publication de prochains articles sur le même sujet…. ;-)

Le public dit oui à l’internet sur leur mobile !

Aujourd’hui, les téléphones intelligents permettent à 4 millions de français de se connecter tous les jours à Internet (source : Journal du net).

Pourquoi un tel engouement ? Tout simplement grâce à l’apparition des forfaits illimités et des terminaux mobiles devenus beaucoup plus ergonomiques (notamment grâce à l’Iphone).

En évolution permanente, les smartphones ne sont plus destinés aux professionnels mais aussi à Madame et Monsieur Michou et remplacent petit à petit l’utilisation que l’on peut avoir sur son ordinateur (leur puissance équivaut à nos ordinateurs d’il y a 5 ans !).

Pourquoi communiquer sur les téléphones mobiles ?

Faire du marketing mobile représente un véritable attrait pour les marques aussi bien en termes de rapidité, de contact puis d’impact sur les utilisateurs.

Ainsi, les agences de communication ont très vite vu le potentiel de ces outils taillés pour le web qui sont toute la journée dans la poche de chaque individu.

  • Des campagnes de communication ciblées et de proximité

Ce nouveau média chaud permet de mettre en place une relation privilégiée et de proximité entre la marque et le consommateur.  L’internet mobile permet de cibler un individu, de suivre chacun de ses mouvements.

En effet, grâce aux nouveaux services proposés (comme la géolocalisation…) l’annonceur peut localiser la personne géographiquement et ainsi créer une véritable interactivité.

L’accessibilité de la marque est d’autant plus accentuée par le fait qu’un individu peut à tout moment consulter les informations sur toutes les choses qui l’entourent grâce à l’internet mobile : par exemple une promotion dans un magasin, une marque, un produit….

  • Taux d’ouverture important

On  note le taux d’ouverture d’un SMS envoyé proche de 100%. C’est-à-dire près de 100% des personnes, vont lire le message qu’ils ont reçu d’une marque.

  • A la conquête de nouveaux clients

La mise en place d’une campagne de marketing mobile permet à une marque de promouvoir ses produits et services auprès de ses différents prospects et ainsi, de générer du trafic tout en se créant une nouvelle base de données clients.

Au-delà de tous ces arguments décrits ci-dessus, nous pouvons rajouter le bénéfice en termes d’image innovante et de visibilité.

Un média en devenir…

Les téléphones mobiles sont amenés à évoluer encore dans les prochaines années aussi bien en termes de possibilité d’utilisation de certaines applications et d’ergonomie.

On voit notamment arriver massivement sur le marché des tablettes (IPAD) qui sont de véritables tablettes mobiles pour améliorer notamment le confort de lecture (écran plus large).

Même si encore beaucoup d’annonceurs se privent de ce marché important, le téléphone mobile serait-il le média de demain ?

 

Pour en savoir plus :

INTERVIEW de Nicolas Leclerc – L’industrie pharmaceutique, [...] est déjà un précurseur du marketing 2.0

atout21 - agence de communication santé nouveaux médiasToujours dans le cadre de mon mémoire, j’ai réalisé l’interview de Nicolas Leclerc, le directeur associé, d’Atout 21, agence de communication santé du 21ème siècle,  spécialisée dans les nouveaux médias. Il nous confie ainsi sa vision du web 2.0 et de son application dans le milieu de la santé, notamment au coeur des stratégies de communication des laboratoires pharmaceutiques.

TB & EBC : Face à la crise, comment se porte le secteur de la communication santé ?

N.L : Les agences qui n’ont pas su évoluer connaissent quelques difficultés. Les laboratoires pharmaceutiques cherchent à rationaliser leurs coûts dans la publicité et la communication. Notamment, en essayant d’optimiser au mieux leurs investissements grâce à des outils de quantification de l’impact des campagnes de publicité qu’ils mettent en place.

TB & EBC : Comment définirez-vous le web 2.0 ?

N.L : Pour moi, le web 2.0. est une évolution et non une révolution. Les réseaux sociaux et le web « collaboratif » existent depuis le début du web. La différence est qu’ils sont désormais accessibles plus facilement et à un plus grand nombre, et pas seulement à une communauté de geeks.

TB & EBC : L’utilisation du web 2.0 peut-il provoquer des réticences face aux contraintes des laboratoires pharmaceutiques ?

N.L : Oui, en France, la réglementation sur la publicité des médicaments permet difficilement d’utiliser le web 2.0 pour mettre à disposition en libre échange des informations sur les médicaments délivrés sur prescription. L’utilisation des outils du web 2.0 devra par conséquent être adaptée aux contraintes de ce secteur.

TB & EBC : Pouvez-vous être amené à créer une campagne publicitaire interactive dans le cadre d’un événement ? Si oui, quels outils mettez-vous en place ?

N.L : Nous mixons les outils de marketing interactifs dans le cadre d’un événement tels que des sites événementiels, de l’emailing, du buzz, des bannières de pub, etc. Récemment, nous avons même été amenés à utiliser des sites communautaires pour cibler des populations plus jeunes.

TB & EBC : Quel est l’intérêt pour l’industrie pharmaceutique d’orienter la communication vers le web 2.0 plutôt que l’événementiel ?

N.L : Le web 2.0 permet aux laboratoires de communiquer autrement. L’innovation est un facteur clé de succès que ce soit dans la recherche ou dans la communication. Ils ne peuvent donc pas faire l’impasse sur le Web 2.0.

De plus, contrairement à l’événementiel, le web 2.0 permet de faire participer, échanger, discuter les professionnels de santé sur des sujets scientifiques sans contrainte géographique ni de temps.

TB & EBC : Pensez-vous que des agences, telles que la vôtre, spécialisées dans la communication nouveaux médias, puissent amener les agences de publicité dites plus « classiques » à disparaître ?

N.L : Non, car les annonceurs n’auront pas systématiquement uniquement recours aux nouvelles technologies, tout dépendra de leurs objectifs, de leurs cibles et du type de message qu’ils souhaiteront délivrer. Néanmoins, les agences de publicité devront davantage collaborer avec des agences comme la nôtre dans leur réflexion stratégique et opérationnelle.

TB & EBC : Comment voyez-vous l’avenir du marketing 2.0 ?

N.L : Si le web 2.0 a déjà commencé à modifier nos modes de communication, de son côté le marketing 2.0 n’a pas encore su transformer l’essai. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais les annonceurs ont du mal à intégrer des logiques d’échange et de collaboration avec les consommateurs devenus acteurs. L’industrie pharmaceutique, de part son secteur d’activité et l’importance des échanges qu’elle doit avoir avec tous les professionnels de santé et les patients, est déjà un précurseur du marketing 2.0. Il ne lui reste plus qu’à mettre en place des outils du web 2.0  et nous sommes là pour l’accompagner.

La suite de “Le saviez-vous ? 2.0″

Dans un précédent post, j’avais en ligne la vidéo “Le saviez-vous ? 2.0″, voici une version plus récente de notre futur : web 3.0 !?

Alors qu’en pensez-vous ?

Et merci au Petit Lapin des Merveilles de m’avoir informé de l’existence de cette vidéo ;-)

Yann Gourvennec : “« L’internet, ce n’est pas prestigieux c’est plus efficace »

Yann GourvennecDans le cadre, toujours de mon mémoire, j’ai eu la chance de rencontrer avec mon binôme Elodie, l’auteur du site visionarymarketing.com : Yann Gourvennec. J’ai pensé intéressant de vous faire partager, quelques brides de notre interview avec ce spécialiste du Marketing de l’innovation et des TIC. D’ailleurs, si d’autres personnes veulent nous faire partager leurs réflexions sur notre sujet de mémoire : le marketing 2.0 : la fin de l’événementiel annoncé ?, n’hésitez pas !


TB & EBC : Quels outils des TIC utilisez-vous le plus fréquemment ?

YG : Pour ma part, l’internet mobile est l’outil que j’utilise le plus.

TB & EBC : Quels avantages y trouvez-vous ?

YG : Le principal avantage est le gain de productivité. Dans le cas de l’internet mobile, cela me permet de gagner en moyenne 1 heure par jour !  Il y a 10 ou 15 ans, nous étions capables de gérer un ou deux projets. Avec la web conférence, par exemple, ce chiffre passe à dix.

TB & EBC : Considérez-vous les TIC comme indispensables aujourd’hui ? Et si oui, pourquoi ?

YG : Les budgets de communication basculent progressivement sur internet. Or avec la crise, la situation des médias traditionnels est rendue encore plus difficile. Nous pouvons tout mesurer par rapport à internet, mal certes, mais nous le pouvons ! En mettant une publicité dans la rue ou dans un journal, on ne peut pas mesurer aussi précisément son impact.

TB & EBC : Pensez-vous que les médias dits « classiques » sont promis à disparaître au profit des TIC ?

YG : Il y a de plus en plus de journaux qui disparaissent, comme le Los Angeles Time ou encore le Chicago Tribune, aux Etats-Unis. C’est bien dommage. Mais c’est un fait. Encore une fois, internet prend le relais car il permet aux annonceurs de mesurer l’impact de leurs campagnes et de mieux cibler leurs contenus.

TB & EBC : Les TIC ont donc un impact direct sur le marketing ?

YG : Le marketing a une mauvaise image, car il est malmené par ceux qui s’en servent. La responsabilité vis à vis des clients a changé, et beaucoup ne sont pas assez respectueux d’eux. Aujourd’hui, l’internaute adopte une attitude très condescendante : le visiteur nous fait l’honneur de visiter notre blog alors que ça devrait être l’inverse. Car le blog est utile à son travail, aux problèmes qu’il peut rencontrer.

TB & EBC : Comment voyez-vous l’avenir du marketing justement ?

YG : Dans le monde de la communication, il va y avoir beaucoup de remises en question, car les budgets se réduisent. Le marketing des TIC est un domaine très complexe. Il est difficile de prédire son orientation. Cependant, nous pouvons voir qu’il se dirige vers ce qu’on appelle le 360°.

TB & EBC : Selon François Laurent, dans son livre le marketing 2.0, les sites internet et autres blogs n’offrent pas de réels échanges. Êtes-vous d’accord avec lui ?

YG : C’est vrai, même s’il faut nuancer ces propos et les remettre dans le contexte. Le marketeur traditionnel est toujours là. Il ne sert pas à grand chose, il ne marche pas bien mais bon, il est là. … Pour le B to B, le relationnel reste prédominant. Les acheteurs sont plus nombreux, nous les voyons, nous les connaissons. Et puis, il est important de rappeler qu’Internet ne touche encore aujourd’hui que la moitié de la population. Les annonceurs l’utilisent de plus en plus mais ne le considèrent pas encore comme un média crédible.

TB & EBC : Donc l’événementiel aurait encore une place aujourd’hui ?

YG : L’événementiel est là pour valoriser. L’internet, ce n’est pas prestigieux c’est plus efficace certes mais ce n’est pas prestigieux.

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