Nature Capitale, le pari réussi !

Dimanche dernier je faisais partie des 1 900 visiteurs qui ont arpenté les parcelles de verdure installées sur les Champs Elysées.

Opération ensoleillée très réussie !

Seul bémol à noter, victime de son succès, cette opération a amené un peu trop de monde à mon goût et ne permettait pas d’apprécier pleinement les différentes animations…

La circulation automobile a donc été fermée pendant 2 jours sur la plus connue des avenues de Paris, pour laisser place aux plantes,  fruits et légumes communs, exotiques, animaux de ferme, mais aussi aux agriculteurs et musiciens locaux …

Voici un petit résumé en image, de ce que l’on pouvait y apercevoir :

Pari réussi !

Million Baby Crawl : Quand les bébés mènent la marche !

Après les bébés Evian, c’est autour des bébés créés par les 2 agences Big Spaceship et Carmichael Lynch, de mener la marche  “Million Baby Crawl ” pour soutenir la réforme relatives aux matières toxiques dans les produits domestiques.

Les bébés mènent la marche !

A cette occasion, un site événementiel flash a été créé :

Les bébés rampent sur l’écran vers le congrès (Washington D.C) pour dire « non » aux produits chimiques toxiques trouvés dans nos maisons.

Les bébés font la révolution !

Ce site s’accompagne de petites vidéos  rigolotes de bébés chantant sur une boite à savon exigeant l’élimination des produits toxiques dans les produits ménager  :  Babies on a SoapBox.

“Help them demand change in Washington” ou pas ?!

Sources : CBlog

Pour en savoir plus :

Evian Live Young ou quand les bébés sont sur la piste !

Les clips Evian Live Young, le buzz du moment !

Ça y est, ce vendredi 3 juillet, Evian nous a fait découvrir le clip final de sa série buzz vidéo ! Après, nous avoir séduit il y a 10 ans, avec les bébés nageurs, aujourd’hui Evian fait danser les bébés !

Buzz buzz et ça marche !

Cette campagne et ses vidéos teasing (orchestrées par Euro RSCG 4D) ont permis à Evian de connaître sur la toile un immense succès.  D’autant plus que les trucages et le montage sont vraiment bluffants !

Mettre en scène des bébés en publicité est-il un succès en termes  d’audience, de notoriété, et d’image pour une marque ?

Oui, oui, et oui ! Les bébés sont en tout cas la clef du succès  d’Evian ! La preuve :  les plateformes de partage de vidéos s’arrachent ces bambins qui savent danser un MoonWalk et le Break Dance !

Pourquoi douter ? Evian, la marque “déclarée source de jeunesse par notre corps” démontre encore les effets bénéfiques de son eau ! Et quelle belle preuve et que de plus touchant de mettre en scène cet argument sur des bambinos !

Vous aussi vous voulez découvrir l’effet Evian, découvrez vite le clip :

Pour voir le site original de la campagne et retrouver les teasers, le making of, l’interview des bébés, la musique… c’est en cliquant ici !

Et pour les plus nostalgiques…

voici la campagne, d’ il y a maintenant 10 ans, mettant en scène quelques soixante-dix bébés dans une comédie inspirée du “bal des Sirènes” sur la musique de Bye Bye Baby.

En tout cas, moi j’adore !!

L’Internet un média en fête ou quand l’événementiel se sert de l’Internet – exemple de MUCHAS MARACAS

L’utilisation de l’Internet dans l’événementiel est devenu indéniable. En effet, Internet présente de nombreux atouts pour ce dernier qui connait avec la crise quelques difficultés…

Et les annonceurs l’ont aujourd’hui très bien compris…

Pourquoi utiliser l’Internet pour un événement ?

On le sait Internet permet de réduire certains coûts mais c’est aussi, quand il est utilisé en mix-média, un média consubstantiel et complémentaire. En effet, Internet permet à un événement, retransmis aussi bien en live qu’en différé, de toucher une audience internationale et sur le long terme.

C’est un vrai accélérateur de trafic, notamment en permettant la diffusion rapide des informations. Le ROI de l’opération événementielle sur Internet est un gage de notoriété, d’image, de bénéfices pour une marque.

Cela permet de créer d’autant plus d’attraction, mais aussi d’attirer de nouveaux visiteurs.

L’exemple du moment d’un site événementiel : MUCHAS MARACAS

Petite clin d’oeil pour Aline… ;-)

Bien qu’en tant que fille, j’adore les publicités d’Axe même si celles-ci sont un “peu” machistes. Et il faut souligner qu’en termes de communication ils  réalisent toujours des campagnes impactantes ! Rappelez-vous des publicités BomChickaWahWah, et  Dark Temptation.

Cette année Axe nous présente Chiki et Chiko, deux marionnettes maracas pour donner suite à sa campagne Axe Hot Fever ! Ces derniers ont monté leur propre blog pour nous montrer le making-off du clip Hot Fever des Muchas Maracas que vous pouvez découvrir ici :

Vous pouvez aussi visionner toutes l’opération et ses vidéos sur le site http://www.muchasmaracas.com/

Axe a joué sur le participatif et le buzz. La preuve : un partenariat avec Youtube a été organisé pour partir en VIP sur l’axe Boat !

Son succès : l’humour, la dérision ! Même nous les filles, on en redemande !

Vous en voulez encore ? Direction le Maracasutra, un jeu totalement décallé !

No Hunger : le prochain film d’Al Gore qui n’existe pas encore !

” Dans le monde, 19 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe sévère. Cette forme la plus grave et la plus mortelle de la faim est responsable du décès d’un million d’enfants chaque année. “

Cette vidéo virale a été créée à l’initiative d’Action contre la faim.

Le but : lancer un appel à Al Gore, qui avait réussi à mobiliser le monde entier à travers son documentaire “Une vérité qui dérange”, film contre le  changement climatique. Alors pourquoi pas faire un 2ème film sur la malnutrition : “No Hunger” ?

Action contre la Faim appelle donc le maximum d’internautes à signer une pétition qui sera remise à Al Gore en lui demandant de réaliser ce film qui expliquera enfin au monde entier qu’il est possible de traiter la malnutrition, qu’il est possible d’éviter des millions de morts.

Une belle action de marketing viral qui permettra de soutenir une bonne cause, mettre en lumière un problème mondial trop longtemps négligé et de mobiliser l’opinion publique mondiale mais aussi les gouvernements, les entreprises…

Vous aussi faites que « No Hunger » soit le prochain film d’Al Gore en signant la pétition en cliquant ici !

INTERVIEW de Nicolas Leclerc – L’industrie pharmaceutique, [...] est déjà un précurseur du marketing 2.0

atout21 - agence de communication santé nouveaux médiasToujours dans le cadre de mon mémoire, j’ai réalisé l’interview de Nicolas Leclerc, le directeur associé, d’Atout 21, agence de communication santé du 21ème siècle,  spécialisée dans les nouveaux médias. Il nous confie ainsi sa vision du web 2.0 et de son application dans le milieu de la santé, notamment au coeur des stratégies de communication des laboratoires pharmaceutiques.

TB & EBC : Face à la crise, comment se porte le secteur de la communication santé ?

N.L : Les agences qui n’ont pas su évoluer connaissent quelques difficultés. Les laboratoires pharmaceutiques cherchent à rationaliser leurs coûts dans la publicité et la communication. Notamment, en essayant d’optimiser au mieux leurs investissements grâce à des outils de quantification de l’impact des campagnes de publicité qu’ils mettent en place.

TB & EBC : Comment définirez-vous le web 2.0 ?

N.L : Pour moi, le web 2.0. est une évolution et non une révolution. Les réseaux sociaux et le web « collaboratif » existent depuis le début du web. La différence est qu’ils sont désormais accessibles plus facilement et à un plus grand nombre, et pas seulement à une communauté de geeks.

TB & EBC : L’utilisation du web 2.0 peut-il provoquer des réticences face aux contraintes des laboratoires pharmaceutiques ?

N.L : Oui, en France, la réglementation sur la publicité des médicaments permet difficilement d’utiliser le web 2.0 pour mettre à disposition en libre échange des informations sur les médicaments délivrés sur prescription. L’utilisation des outils du web 2.0 devra par conséquent être adaptée aux contraintes de ce secteur.

TB & EBC : Pouvez-vous être amené à créer une campagne publicitaire interactive dans le cadre d’un événement ? Si oui, quels outils mettez-vous en place ?

N.L : Nous mixons les outils de marketing interactifs dans le cadre d’un événement tels que des sites événementiels, de l’emailing, du buzz, des bannières de pub, etc. Récemment, nous avons même été amenés à utiliser des sites communautaires pour cibler des populations plus jeunes.

TB & EBC : Quel est l’intérêt pour l’industrie pharmaceutique d’orienter la communication vers le web 2.0 plutôt que l’événementiel ?

N.L : Le web 2.0 permet aux laboratoires de communiquer autrement. L’innovation est un facteur clé de succès que ce soit dans la recherche ou dans la communication. Ils ne peuvent donc pas faire l’impasse sur le Web 2.0.

De plus, contrairement à l’événementiel, le web 2.0 permet de faire participer, échanger, discuter les professionnels de santé sur des sujets scientifiques sans contrainte géographique ni de temps.

TB & EBC : Pensez-vous que des agences, telles que la vôtre, spécialisées dans la communication nouveaux médias, puissent amener les agences de publicité dites plus « classiques » à disparaître ?

N.L : Non, car les annonceurs n’auront pas systématiquement uniquement recours aux nouvelles technologies, tout dépendra de leurs objectifs, de leurs cibles et du type de message qu’ils souhaiteront délivrer. Néanmoins, les agences de publicité devront davantage collaborer avec des agences comme la nôtre dans leur réflexion stratégique et opérationnelle.

TB & EBC : Comment voyez-vous l’avenir du marketing 2.0 ?

N.L : Si le web 2.0 a déjà commencé à modifier nos modes de communication, de son côté le marketing 2.0 n’a pas encore su transformer l’essai. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais les annonceurs ont du mal à intégrer des logiques d’échange et de collaboration avec les consommateurs devenus acteurs. L’industrie pharmaceutique, de part son secteur d’activité et l’importance des échanges qu’elle doit avoir avec tous les professionnels de santé et les patients, est déjà un précurseur du marketing 2.0. Il ne lui reste plus qu’à mettre en place des outils du web 2.0  et nous sommes là pour l’accompagner.

INTERVIEW Alain Masson : « C’est complexe de pouvoir mesurer l’intérêt du contact humain. »

sodexo-logoLa semaine dernière,  j’ai eu le plaisir de rencontrer Alain Masson, Responsable des Relations Publiques de Sodexo. Celui-ci m’a confié la vision et l’importance qu’accordait le 1er groupe de France de Restauration  aux relations humaines même si en termes de retour sur investissement leurs bénéfices étaient difficilement mesurables.

TB : Quels types d’événements mettez-vous en place ?

AM : Nous mettons en place divers événements allant de l’organisation de soirées théâtre, aux cours de cuisine pour l’interne, et des partenariats sportifs notamment le rugby. Ainsi nous présentons notre savoir-faire en restauration et mettons aussi en valeur notre capacité de gestion d’hôtels et notre service de maintenance comme dans le cas du Puy du Fou. Ce sont les Exclusives Sodexo.

Nous participons à d’autres événements pour nos clients sans présence forte de la  marque, en faisant appel à des agences spécialisées, où Sodexo n’est pas forcément présent en termes de restauration à un événement.

TB : Quel est l’intérêt de mettre en place une campagne de communication événementielle par rapport aux autres moyens de communication ?

AM : Une campagne de communication événementielle permet de créer des moments de convivialité et de proximité avec nos clients. Cela renforce le relationnel client (nous sommes dans un autre contexte que business), donc nous créons d’autres liens.

Organiser un événement où les clients sont mixés aux prospects permet d’établir un certain échange autour d’une coupe de champagne. Ainsi, il se créé une certaine confiance, et un échange de bouche à oreille sur leurs  expérience que nos clients ont eu avec Sodexo. Les prospects n’auraient pas eu ces informations sans les RP. Cela permet aussi de mieux fidéliser les clients.

Par contre pour mesurer le ROI, c’est plus compliqué, le retour d’un événement est difficilement quantifiable. Il ne suffit pas de mesurer x dépensé pour x fidélisé. C’est très complexe de pouvoir mesurer l’intérêt du contact humain.

Quand le client vient à un événement, c’est déjà un premier signe, mais est-ce que cela va basculer l’appel d’offre en notre faveur ? Nous ne pouvons pas le savoir… nous ne pouvons pas non plus savoir si c’est l’événement qui est à l’origine d’un accord avec notre client.  Mais, l’événement a un réel impact en termes d’image.

Nous ne pouvons pas nous passer des RP, c’est un moment d’échange privilégié, un lien que nous tissons d’entreprise à entreprise. Cela permet d’humaniser et de jouer sur l’affectif et le convivial. En effet, pour qu’une entreprise existe il faut qu’elle communique sur autre chose que sur l’institutionnel.

TB : Vous avez recours aux séminaires… en quoi consistent-ils ?

AM : Un séminaire, pour Sodexo doit forcément être en interne. Il y a une notion d’incentive, dans le but de renforcer l’esprit d’équipe. Bien sur le séminaire donne un apport d’informations mais avec un ou plusieurs de temps de « respiration ludique » et de team building. Cela, permet de découvrir les personnes avec lesquelles nous travaillons sous différents angles.

TB : Organisez-vous aussi des séminaires en ligne ?

AM : Nous allons organiser probablement un conseil opérationnel en ligne deux fois par an qui se veut plus institutionnel. La logique est avant tout bien sur économique, mais aussi sur la rapidité des messages à transférer car avec les séminaires en ligne, il n’y a pas de besoin en mobilisation, cela nécessite moins de temps. Cela est donc plus pratique surtout pour l’international.

Mais, avec les séminaires en ligne il est important de noter qu’il y a une perte des moments d’échanges conviviaux. Nous ne pouvons pas faire que l’un ou que l’autre, nous ne pourrons pas nous passer d’établir des contacts, des échanges.

Mais je pense, que les entreprises vont être de plus en plus amenées à utiliser les séminaires virtuels pour une question de coût.

TB : Au vu de la crise, comment voyez vous l’avenir de l’événementiel ?

AM : Nous croisons les doigts, la crise économique n’a pas trop influencé pour l’instant sur notre activité. Certes, l’utilisation des Relations Publiques a été réduite dont l’impact sur le nombre de réunion, sur les déplacements… Mais les budgets sont en train de se resserrer partout.

En période de crise, les RP sont importantes, nous ne pouvons pas nous passer de communication interne. Nous devons garder le niveau d’engagement des collaborateurs à travers les séminaires et les conventions. Le niveau d’engagement est important car il montre la motivation… et ce au delà de la fonction de nos collaborateurs…

Les agences de communication événementielle qui vont inventer de nouvelles solutions vont réussir à mieux sortir de la crise…

TB : En quoi consiste le côté humain dans l’événementiel en comparaison aux réseaux sociaux sur Internet ?

AM : L’événement « c’est le live », de l’improvisation, du témoignage à un moment T. Donc le côté humain est d’autant plus crédible alors que les réseaux sociaux sur Internet créés un contact virtuel. Ces derniers sont une autre forme de communication et de mise en valeur intéressante. Les personnes croient moins aux médias classiques et se tournent donc sur les médias alternatifs. Mais il faut garder en tête que le taux d’équipement d’internet n’a pas gagné toute la population.

Je ne suis pas sûr, même avec le choix des médias qui s’est diversifié que l’un va dominer sur l’autre.

Interview d’Audrey Ringeard : « Le côté humain est primordial dans l’événementiel comme dans tout métier de service »

Audrey Ringeard, chef de projet événementiel

Audrey Ringeard, chef de projet événementiel

A l’heure où les agences événementielles sont plutôt pessimistes pour l’année 2009 du fait des annulations des événements, des licenciements, des réductions budgétaires car les entreprises consacrent moins d’argent à leur image mais davantage à leur rendement… et où à première vue les budgets de communication s’orientent sur le web marketing (voir billet Internet 3ème média.…), Audrey Ringeard, chef de projets événementiel chez EGC & ASSOCIES, a  bien voulu répondre à nos questions.

TB & EBC : Comment définirez-vous la communication événementielle ?

AR : Elle est vraiment diverse. J’ai travaillé chez l’annonceur où je m’occupais de l’acquisition de nouveaux clients en gérant le marketing direct et les supports papier et également la fidélisation d’un portefeuille clients en leur proposant des avantages et des promotions propres. C’était à la fois du marketing et de la communication.

Aujourd’hui je travaille en agence donc je réponds à des appels d’offre, il s’agit de communication conseil et également de diplomatie publique en créant des événements d’intérêt général que nous mettons en œuvre nous-mêmes à l’agence, projets soutenus par les pouvoirs publics (ministère, gendarmerie, collectivités…) et financés par de grandes entreprises privées. Ex : www.permispieton.com

TB & EBC : Quels sont les outils internet que vous êtes amené à utiliser ?

AR : Notamment, la création de sites Internet destinés aux familles  mais aussi la refonte de sites internet, création de blogs, et également un travail sur les sites communautaires tels que facebook pour créer du buzz.

TB & EBC : Au vue des nouvelles technologies, pensez vous que l’événementiel sera obligé de muter son activité ?

AR : Non car nous aurons toujours besoin d’un contact physique. Les nouvelles technologies apportent un élan phénoménal à notre société en règle générale mais ne pourront jamais remplacer le contact humain.

J’ai également travaillé dans l’organisation de salon. Il existe déjà des salons virtuels mais la rencontre physique entre un prestataire et son client est unique. Évidemment, pour des questions de coût, il est plus intéressant de se tourner vers les nouvelles technologies mais elles ont leur limites et également pour aller à la rencontre de nouveaux clients.

Mais, lorsque vous participez à un événement quand vous êtes client, tous vos sens sont en éveil, l’ouïe, la vue, le toucher, pourquoi pas l’odorat et le goût si vous participez à un cocktail. Placez-vous devant votre ordinateur et notez les sens que vous développez…

Le côté humain est primordial dans l’événementiel comme dans tout métier de service. Je compare souvent cela à un danseur. Quand vous voyiez un danseur danser sur une scène, tout à l’air si simple et si facile, si parfait. S’il fait un faux pas c’est là où la magie tombe et vous ne vous rappellerez que de ça. Un événement c’est pareil, pour qu’il soit réussi, tout doit couler de source. Il faut aussi savoir fidéliser ses clients. Si tout s’est bien passé la 1ère fois et que vous avez su répondre aux objectifs et besoin du client, il fera à nouveau appel à vos services lorsqu’il en aura besoin. C’est toute la satisfaction que l’on trouve dans ce métier qui est à la fois créatif et très opérationnel

TB & EBC : Comment voyez vous l’avenir de l’événementiel ?

AR : Je pense tout d’abord qu’il va falloir laisser passer 2009… Il faut aussi savoir se diversifier. L’agence dans laquelle je travaille est la seule en France à faire de la diplomatie publique.  C’est-à-dire qu’elle met en œuvre des projets d’action concrète, tangible, massive et d’intérêt général, déployé par le secteur public (collectivités, gendarmerie, police nationale…) et financé par une ou plusieurs grandes entreprises privées. Il y a beaucoup d’agences et beaucoup de gens également qui veulent travailler dans ce secteur car il attire par son côté « fun ». Le secteur est bouché et peine à trouver un nouvel essor.

TB & EBC : Au vu de cette crise qui touche votre secteur, est-ce que pour vous l’internet ne pourra-t-il pas être une valeur refuge ?

AR : Pour travailler dans l’internet au sein d’une web agency je pense qu’il faut avoir des compétences techniques qui demandent une formation, ce qui n’est pas mon cas. Je peux refondre un site dans son arborescence, son graphisme, avoir une activité de conseil, créer un blog mais je n’ai pas de notions techniques. Je ne suis pas non plus webmaster donc l’événementiel au sein des activités Internet pour un chef de projet a ses limites.


Yann Gourvennec : “« L’internet, ce n’est pas prestigieux c’est plus efficace »

Yann GourvennecDans le cadre, toujours de mon mémoire, j’ai eu la chance de rencontrer avec mon binôme Elodie, l’auteur du site visionarymarketing.com : Yann Gourvennec. J’ai pensé intéressant de vous faire partager, quelques brides de notre interview avec ce spécialiste du Marketing de l’innovation et des TIC. D’ailleurs, si d’autres personnes veulent nous faire partager leurs réflexions sur notre sujet de mémoire : le marketing 2.0 : la fin de l’événementiel annoncé ?, n’hésitez pas !


TB & EBC : Quels outils des TIC utilisez-vous le plus fréquemment ?

YG : Pour ma part, l’internet mobile est l’outil que j’utilise le plus.

TB & EBC : Quels avantages y trouvez-vous ?

YG : Le principal avantage est le gain de productivité. Dans le cas de l’internet mobile, cela me permet de gagner en moyenne 1 heure par jour !  Il y a 10 ou 15 ans, nous étions capables de gérer un ou deux projets. Avec la web conférence, par exemple, ce chiffre passe à dix.

TB & EBC : Considérez-vous les TIC comme indispensables aujourd’hui ? Et si oui, pourquoi ?

YG : Les budgets de communication basculent progressivement sur internet. Or avec la crise, la situation des médias traditionnels est rendue encore plus difficile. Nous pouvons tout mesurer par rapport à internet, mal certes, mais nous le pouvons ! En mettant une publicité dans la rue ou dans un journal, on ne peut pas mesurer aussi précisément son impact.

TB & EBC : Pensez-vous que les médias dits « classiques » sont promis à disparaître au profit des TIC ?

YG : Il y a de plus en plus de journaux qui disparaissent, comme le Los Angeles Time ou encore le Chicago Tribune, aux Etats-Unis. C’est bien dommage. Mais c’est un fait. Encore une fois, internet prend le relais car il permet aux annonceurs de mesurer l’impact de leurs campagnes et de mieux cibler leurs contenus.

TB & EBC : Les TIC ont donc un impact direct sur le marketing ?

YG : Le marketing a une mauvaise image, car il est malmené par ceux qui s’en servent. La responsabilité vis à vis des clients a changé, et beaucoup ne sont pas assez respectueux d’eux. Aujourd’hui, l’internaute adopte une attitude très condescendante : le visiteur nous fait l’honneur de visiter notre blog alors que ça devrait être l’inverse. Car le blog est utile à son travail, aux problèmes qu’il peut rencontrer.

TB & EBC : Comment voyez-vous l’avenir du marketing justement ?

YG : Dans le monde de la communication, il va y avoir beaucoup de remises en question, car les budgets se réduisent. Le marketing des TIC est un domaine très complexe. Il est difficile de prédire son orientation. Cependant, nous pouvons voir qu’il se dirige vers ce qu’on appelle le 360°.

TB & EBC : Selon François Laurent, dans son livre le marketing 2.0, les sites internet et autres blogs n’offrent pas de réels échanges. Êtes-vous d’accord avec lui ?

YG : C’est vrai, même s’il faut nuancer ces propos et les remettre dans le contexte. Le marketeur traditionnel est toujours là. Il ne sert pas à grand chose, il ne marche pas bien mais bon, il est là. … Pour le B to B, le relationnel reste prédominant. Les acheteurs sont plus nombreux, nous les voyons, nous les connaissons. Et puis, il est important de rappeler qu’Internet ne touche encore aujourd’hui que la moitié de la population. Les annonceurs l’utilisent de plus en plus mais ne le considèrent pas encore comme un média crédible.

TB & EBC : Donc l’événementiel aurait encore une place aujourd’hui ?

YG : L’événementiel est là pour valoriser. L’internet, ce n’est pas prestigieux c’est plus efficace certes mais ce n’est pas prestigieux.

« Il y a forcément des cas dans lesquels le coté physique de l’évènementiel ne pourra être remplacé…»

dukeNous avons eu le plaisir, avec ma « partenaire » de mémoire, Elodie, de rencontrer ce lundi 19 janvier, Guillaume Cabrère, directeur associé en charge du développement de l’agence interactive Duke. A travers l’interview qu’il nous a accordée, il nous délivre l’importance du contact, de la relation interpersonnelle au sein des campagnes interactives…

TB & EBC : Face à la crise, comment se porte votre secteur de la communication interactive ?

GC : Il se porte plutôt bien car Internet joue un peu le rôle de valeur refuge pour les annonceurs : Internet est un médium sur lequel on dispose d’outils permettant de mesurer précisément le retour sur investissements des actions engagées. De plus, Internet permet de réagir et d’adapter la campagne lancée sur la base des premiers résultats obtenus. On peut changer les éléments qui ne marchent pas et optimiser ceux qui marchent pour qu’ils performent encore plus, même en cours de campagne. En temps de crise,  c’est indéniablement un « plus » par rapport aux autres médias.

TB & EBC : Quels sont les outils du marketing 2.0 que vous utilisez le plus ? Pourquoi ?

GC : Les outils que l’on manie sont des outils de feedback, des outils d’écoute. Nous utilisons aussi des outils qui permettent de faire de la co-création de contenu avec les internautes.

Pour SweetSpots, une campagne intégrée que nous avons réalisée pour Nike ACG (la marque montagne de Nike), nous avons mis en place des « webisodes » (série animée ou filmée diffusée sur Internet), afin d’inspirer les internautes et de les pousser à réaliser leurs propres vidéos. Mais nous raisonnons très peu en terme d’outils. Nous préférons réfléchir en terme d’objectifs marketing.

TB & EBC : Pouvez-vous être amené à créer une campagne publicitaire interactive dans le cadre d’un événement ?

GC : Cela peut nous arriver. Mais plutôt qu’une approche publicitaire classique consistant à faire cliquer les gens pour participer à cet événement, nous nous efforçons de plus en plus souvent de mettre en place des campagnes de « dissémination » (content seeding), consistant à aller à la rencontre des internautes et à leur proposer une expérience là où ils se trouvent, sans leur faire quitter le site sur lequel ils surfent ; cela permet souvent de créer un lien plus affectif avec l’internaute, à rebours des campagnes classiques qui « interrompent » l’internaute dans son surf. Aujourd’hui, nous allons à sa rencontre et nous efforçons (quand cela a un sens) de faire descendre la marque de son piédestal pour dialoguer d’égal à égal avec ses consommateurs.

TB & EBC : Etes-vous amené à utiliser le séminaire en ligne ?

GC : Oui, mais nous l’utilisons plus à des fins internes. La façon la plus adaptée pour notre réseau international de partager rapidement et à moindre coût une information dans plusieurs pays simultanément est la Web Conference Call. Nous utilisons pour cela la plate-forme WebEx. Cet outil nous permet de synchroniser un flux de voix (par téléphone), avec une présentation PowerPoint, un canal de questions/réponses et un module de chat. L’autre avantage, c’est l’enregistrement automatique de la présentation que nous pouvons ensuite mettre à disposition sur notre intranet afin de la rendre visible de tous, tout en conservant les commentaires (audio) du présentateur et les éventuelles questions/ réponses qui émaillent la présentation. Le séminaire en ligne (webinaire) tend à être utilisé de plus en plus, dans un contexte où l’on restreint les dépenses de voyage, notamment à des fins d’économie. Mais, même si c’est confortable et pratique, rien ne vaut une bonne collaboration ponctue d’échanges en face à face. Avec le Webinaire, il est plus difficile de calibrer son propos ; rien ne remplace une communication interpersonnelle avec un auditoire que l’on voit de visu.

TB & EBC : Pensez-vous qu’aujourd’hui nous pouvons avoir recours uniquement au Web 2.0 pour la réalisation d’une campagne de communication ?

GC : C’est délicat parce que la marque doit installer des fondamentaux qui lui appartiennent.

A un moment donné c’est à la marque et à elle seule, d’énoncer qui elle est, ses valeurs, sa vision du marché, de son activité. Ce n’est pas parce que l’on utilise des approches de communication plus collaboratives que les  responsables de marques doivent « démissionner ». Bien au contraire !

TB & EBC : Donc vous-mêmes vous pourriez avoir recours à des médias plus classiques ?

GC : Nous sommes un « Pure Player » digital et travaillons exclusivement sur des canaux digitaux.

Mais il vrai que la définition même de ce qui est « digital » tend à s’élargir considérablement. Aujourd’hui, il nous arrive de travailler sur des systèmes d’activation en point de vente et il est vrai que les écrans (surtout s’ils permettent l’interactivité !) ont un rôle à jouer dans la fluidification de l’expérience consommateur en magasin.

Cet élargissement du champ du numérique nous amènera forcément à réfléchir sur l’évolution de nos métiers. Mais une chose est certaine : nous travaillerons demain sur un ensemble de disciplines beaucoup plus vaste que celui que nous manions aujourd’hui et la concurrence avec des agences « classiques » de communication ira en s’intensifiant.

TB & EBC : Que pensez-vous de l’événementiel aujourd’hui (en comparaison au Web 2.0) ?

GC : L’avenir de l’événementiel (comme bon nombre de disciplines de communication) est forcément « hybride ». Il y a forcément des cas dans lesquels le coté physique de l’évènementiel ne pourra être remplacé. Le digital peut démultiplier le potentiel d’un événement. Avec le marketing 2.0 et l’utilisation d’internet, nous pouvons mettre en place des lieux virtuels à moindre coût. Mais il est important de ne pas déshumaniser les opérations pour pouvoir continuer à créer des liens avec la marque.

Même avec le Web 2.0, les événements « réels » subsistent. Par exemple, le L’Oréal e-Strat Challenge est le premier business game virtuel au monde parmi la population étudiante. Il n’en reste pas moins que la finale rassemble de vrais candidats dans un vrai lieu, pour vivre une expérience dans la vraie vie. Nous sommes donc bien en présence d’un « mix relationnel » qui s’agit de gérer au mieux et je ne crois pas au « tout virtuel ».

TB & EBC : Et votre vision de l’avenir du marketing ?

GC : L’incroyable essor et le phénomène de « hype » autour du Web 2.0. ont accéléré une mutation qui était déjà en marche : celle d’une plus grande transparence, souhaitée par les consommateurs et amplifiée par tous les modes d’expression qu’internet met à leur disposition. Pour les marques, il ne suffit plus simplement de proclamer ; elles doivent également démontrer les bénéfices de leur offre. En cela, l’essor du web 2.0 consacre l’avènement d’un marketing de la preuve.

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